Comment les baguettes coudées peuvent-elles accompagner un projet de vente immobilière ? Dans cet entretien rédigé à partir de sa présentation, Nicolas Fontany explique son approche du lien entre un lieu et ses occupants. Maison, appartement, local commercial ou terrain : découvrez le déroulement d’une séance, des exemples et les limites de cette démarche.
L’aide proposée concerne la manière dont le propriétaire vit cette transition. Elle complète les démarches immobilières habituelles et ne constitue pas une promesse de vente.
Nicolas, peux-tu te présenter ?
Nicolas Fontany : Merci de me donner l’occasion de parler de ce sujet. Mon parcours est éclectique : j’ai beaucoup bougé, voyagé et exercé différents métiers, dans les services et dans des domaines techniques. Je suis aussi photographe immobilier et vidéaste. Au fil de ce parcours, j’ai développé un intérêt pour l’accompagnement des personnes et je me suis formé à des approches symboliques.
Je propose des séances aux baguettes coudées, mais aussi de l’astrologie, du tarot et des constellations symboliques. Avec ma compagne, coach sportive depuis plus de vingt ans, nous avons créé Corps Âme Esprit pour réunir nos accompagnements.
1. Comment définir simplement ta pratique aux baguettes coudées ?
Nicolas Fontany : J’utilise le même outil que certains géobiologues, mais je m’intéresse surtout à la relation entre le lieu et ses occupants. Qu’est-ce que cette maison représente pour eux ? Quelles émotions le projet de vente fait-il émerger ?
La question n’est donc pas seulement : « Que se passe-t-il dans cette maison ? », mais aussi : « Qu’est-ce que quitter ce lieu représente pour moi, à ce moment de ma vie ? » Les baguettes servent de support à une exploration symbolique et au dialogue.
2. Qui est à l’origine de cette méthode et comment t’es-tu formé ?
Nicolas Fontany : Je me suis formé pendant plusieurs années auprès de Rose et Gilles Gandy, fondateurs de la Médecine Symbolique. Ils situent les débuts de leur méthode en 2006, dans une exploration des liens entre l’habitat et ses habitants.
Leur historique de la Médecine Symbolique présente ce parcours. Cette approche est issue de leur pratique et de leurs observations ; son ancienneté ne constitue pas une preuve d’efficacité sur la vente immobilière.
3. Comment se déroule concrètement une séance ?
Nicolas Fontany : Je tiens les baguettes librement devant moi. Leurs mouvements peuvent orienter notre attention vers une pièce, un objet, une photographie ou une position dans l’espace. Nous explorons ensuite ce que cet élément évoque pour la personne.
Une photographie peut, par exemple, ouvrir une discussion sur l’histoire familiale ou sur une période de vie difficile à quitter. Petit à petit, nous déroulons le fil de cette histoire, comme dans une enquête menée ensemble.
Les mouvements des baguettes ne sont pas une mesure objective ni une preuve d’un blocage invisible. Le sens éventuel se construit dans l’échange, à partir du vécu de la personne. Chaque séance est différente.
4. Quelle est ta posture en tant que praticien ?
Nicolas Fontany : Je cherche à rester attentif et à ne pas imposer mon interprétation. Je pose des questions, je reformule et je vérifie si les associations proposées ont du sens pour la personne.
Je ne suis pas là pour énoncer une vérité sur elle ou sur sa maison. Elle peut reconnaître une piste, la nuancer ou la rejeter. Elle reste actrice de la séance et libre de ses décisions.
5. Faut-il croire aux baguettes pour participer ?
Nicolas Fontany : Je ne demande pas d’adhérer à une croyance particulière. L’essentiel est d’accepter ce temps de réflexion et de rester libre de dire ce qui résonne, ou non, avec son expérience. Le discernement et la possibilité de poser des questions ont toute leur place.
6. Les baguettes prédisent-elles l’avenir ?
Nicolas Fontany : Non. Dans mon accompagnement, elles ne servent ni à annoncer une date de vente, ni à déterminer un prix, ni à choisir un acquéreur. Elles ne prennent jamais de décision à la place du propriétaire.
7. Cette pratique remplace-t-elle les professionnels de l’immobilier ?
Nicolas Fontany : Absolument pas. L’agent immobilier, le diagnostiqueur, le notaire et les autres professionnels conservent pleinement leur rôle. Mon accompagnement porte sur la dimension humaine, relationnelle et symbolique du projet.
Je ne réalise pas de diagnostic technique. Des fissures, de l’humidité, un problème électrique ou une difficulté structurelle doivent être examinés par les professionnels compétents. Les questions de prix, de financement et de documents restent également à traiter avec les interlocuteurs concernés.
8. À quel moment peut-on te contacter pour une vente ?
Nicolas Fontany : Avant la mise en vente, lorsque l’on souhaite préparer la séparation avec un lieu auquel on est attaché. Cela peut aussi être à l’occasion d’un héritage, d’un déménagement ou d’un changement de vie.
Une vente qui stagne peut amener un propriétaire à prendre du recul : peu de visites, des visites sans offre ou une difficulté à se projeter ailleurs. Ces situations ne prouvent pas l’existence d’un blocage symbolique. Il faut examiner les facteurs concrets avec les professionnels de l’immobilier.
Je propose un espace pour clarifier ce que la personne souhaite et ce qu’elle ressent à l’idée de transmettre le bien.
9. Pourquoi vendre sa maison peut-il être difficile émotionnellement ?
Nicolas Fontany : Une maison n’est pas seulement un bâtiment. C’est parfois le lieu où l’on a élevé ses enfants, construit son couple, traversé des épreuves ou trouvé un refuge. On l’a peut-être choisie sur un coup de cœur et elle porte beaucoup de souvenirs.
Vendre peut toucher au sentiment de sécurité, à l’identité ou à la fidélité à une histoire familiale. Dans mon approche, je propose de regarder la maison comme une métaphore possible de ce que l’on vit intérieurement, sans en faire une explication systématique.
10. Peux-tu donner un exemple concret de cet effet miroir ?
Nicolas Fontany : Prenons un exemple fictif : une personne hérite de la maison de ses parents et souhaite la vendre. Pourtant, toutes leurs affaires sont encore en place et elle n’ose rien déplacer. Elle pourrait découvrir que, pour elle, vendre revient à effacer leur mémoire ou à leur être infidèle.
Le travail consiste alors à distinguer l’amour porté aux personnes de la conservation matérielle du lieu. On peut garder certains objets importants, raconter l’histoire familiale ou choisir un geste personnel pour marquer cette transition.
Honorer ce qui a été vécu et permettre à une autre famille de s’installer peuvent devenir deux intentions compatibles. Cette réflexion peut aider à prendre des décisions concrètes, sans présumer de l’issue de la vente.
11. Une harmonisation garantit-elle la vente du bien ?
Nicolas Fontany : Non. Elle ne garantit ni une vente, ni un prix, ni un délai. Une transaction dépend notamment du marché, du prix demandé, de l’emplacement, de l’état du bien, de sa présentation et du financement des acquéreurs.
Mon objectif est d’aider le propriétaire à mieux comprendre son rapport au lieu et au projet de transmission. Cela ne permet pas d’affirmer que les baguettes ont un effet sur les acheteurs ou sur le marché.
La réflexion peut déboucher sur des actions : désencombrer une pièce, trier des souvenirs, terminer des travaux prévus ou rendre la présentation moins personnelle. Ces choix se discutent aussi avec l’agent immobilier pour permettre aux visiteurs d’imaginer leur propre vie dans le logement.
12. Une prise de conscience suffit-elle à transformer la situation ?
Nicolas Fontany : Pas toujours. Comprendre ce que l’on ressent est une étape ; agir en est une autre. Dans ma pratique, j’articule l’exploration du symbole, la mise en mots et un geste concret choisi par la personne.
Reconnaître son attachement à une maison familiale peut, par exemple, conduire à sélectionner les souvenirs que l’on souhaite conserver, puis à organiser le tri du reste. Il s’agit de traduire une compréhension en actions réalistes et librement décidées.
13. Est-il préférable que tous les propriétaires soient présents ?
Nicolas Fontany : Lorsque c’est possible, leur présence facilite un échange commun. Nous en discutons au préalable selon la situation.
La démarche doit être consentie. Il ne s’agit pas d’intervenir secrètement sur quelqu’un ni de lui attribuer la responsabilité d’une vente difficile. Un agent immobilier peut participer à l’échange si cela est pertinent et si chacun est d’accord.
14. Quels biens sont concernés : maison, appartement, local commercial ou terrain ?
Nicolas Fontany : Il peut s’agir d’une maison, d’un appartement, d’un local commercial, d’un local professionnel ou d’un terrain. Ce qui nous intéresse est le lien entre le propriétaire, le bien et le projet de transmission.
Un terrain peut représenter un projet de construction auquel on renonce. Un local commercial peut être associé à des années de travail et à une identité professionnelle. Ce sont des exemples de sujets à explorer, sans présumer de ce que vit la personne.
15. Utilises-tu les baguettes en dehors d’un projet de vente ?
Nicolas Fontany : Oui, je propose aussi un accompagnement symbolique de l’habitat et de ses occupants. Il peut s’agir de réfléchir à sa place dans le logement, à un changement familial ou à un sentiment de décalage avec son lieu de vie.
Cette exploration ne remplace pas les démarches nécessaires face à un conflit, une difficulté administrative ou une panne. Un problème matériel reste à faire vérifier par un professionnel compétent.
16. Combien coûte une intervention et combien de temps dure-t-elle ?
Nicolas Fontany : Une harmonisation dure plus de deux heures. Le tarif est de 150 €, hors frais de déplacement.
Lors du premier échange, nous précisons le lieu, les personnes concernées, le temps à prévoir et les modalités de déplacement. Je suis basé à Mâcon ; contacte-moi pour étudier une intervention à l’adresse de ton bien.
17. Que dirais-tu à une personne qui hésite ?
Nicolas Fontany : Je lui proposerais d’envisager cette démarche comme un temps pour regarder autrement son lien au lieu. Elle peut commencer par cette question : « Suis-je prêt à quitter ce bien, et qu’est-ce qui rend ce passage difficile pour moi ? »
Un premier échange permet de voir si cet accompagnement correspond à son besoin. Il n’y a pas à forcer une interprétation ou à poursuivre une démarche qui ne lui convient pas.
18. Comment résumerais-tu ton approche ?
Nicolas Fontany : Dans mon approche, un lieu peut être le support d’une réflexion sur notre histoire et nos transformations. Les baguettes accompagnent ce dialogue symbolique.
La finalité est que la personne retrouve de la clarté, son libre arbitre et sa capacité à écrire la suite de son histoire. Les décisions lui appartiennent.
19. Comment te contacter pour parler de son bien immobilier ?
Nicolas Fontany : Il suffit de m’expliquer brièvement la situation : le type de bien, sa localisation, le projet de vente et ce qui te questionne. Nous échangeons pour voir si mon accompagnement est adapté.
Tu peux consulter la page accompagnement symbolique à la vente immobilière, utiliser la page contact ou m’appeler au 06 35 53 75 31.

